Théâtre Amer

Création 2023-24

© Jaime Navarro

PETER PAN ou JAMES BARRIE

d’après l’œuvre de Sir James Matthew Barrie
Mise en scène : Mathieu Coblentz
Collaboration artistique et scénographie : Vincent Lefèvre
Dramaturgie : Marion Canelas
Création sonore : Simon Denis
avec Philippe Gouin, Judith Périllat et Jo Zeugma

Coproduction : Les Bords de Scènes  Grand Orly Seine Bièvre ; L’Archipel – Pôle culturel de la ville de Fouesnant… (recherche en cours)
Résidence de création au Grand Parquet, maison d’artistes du Théâtre Paris-Villette

Durée envisagée : 1h15

Avec trois artistes, un musicien-acteur, un acteur-musicien et une comédienne- chanteuse lyrique, nous entreprenons un voyage au Pays du Jamais-Jamais, une plongée dans les eaux profondes et inquiétantes de l’enfance révélées par James Matthew Barrie.

Le personnage de Peter Pan représente souvent une image rêvée de l’enfance, notamment du fait des adaptations de l’œuvre qui ont été réalisées. Celles-ci ont entretenu une mythologie de l’enfance idyllique en omettant étrangement la face cruelle et sombre de Peter Pan, sa violence gratuite, son égoïsme, son orgueil sans mesure, ses amnésies répétées. Nous souhaitons plutôt nous emparer de ce versant de l’œuvre : celui qui éclaire la grande difficulté pour une partie des êtres, et peut-être plus généralement pour notre civilisation, à entrer dans un âge adulte.

Déroulant le fil de pensée des boîtes imbriquées, définition des êtres dans l’écriture de Barrie, nous construisons pour ce spectacle un dispositif scénographique constitué d’un cube de 3 mètres de côté, s’ouvrant et se déployant pour créer un panoramique de 9 mètres d’ouverture par 3 mètres de hauteur. Ce décor sera une métaphore possible de l’existence. Un couloir étroit d’un mètre de large, composé d’espaces aussi différents que les âges de la vie, offrant la possibilité aux acteurs d’évoluer sur un chemin de métamorphoses.

Nous allons tisser le texte de Barrie avec une partition de chant lyrique, portée par trois interprètes exceptionnels. Nous poursuivons notre recherche autour de la transmission du récit, de la voix parlée comme de la voix chantée, par l’utilisation délicate et précise des outils de diffusion du son, engagée avec Fahrenheit 451, en explorant avec Peter Pan un registre plus intime et par là, peut-être, plus universel.