Théâtre Amer

Notre Commune

Histoire méconnue racontée sur un char

de Mathieu Coblentz et Caroline Panzera
mise en scène par Caroline Panzera
avec Mathieu Coblentz et Vincent Lefèvre
Création musicale : Mathieu Boccaren
Collaborations artistiques : Max Bourges, Sébastien Baille, Sarah Letouzey, Marie Hébert, Olivier Sence, Yann Canal, Lionel Grassot, Hélène Defline, Patrick Cavalié, Jean-Sébastien Merle, Céline Schmitt
Durée : 1h15
Le spectacle a été créé en 2012 à la Cartoucherie avec le soutien du Théâtre du Soleil, des Féron’arts, de la Spedidam. Il a été présenté à Châlons dans la rue, Aurillac, Annecy, Cergy, Carros, Clamart et Issy-les-Moulineaux.
1871-2021 : pour fêter les 150 ans de la Commune, nous repartons sur les routes.

Depuis 150 ans, deux spectres de communards, prisonniers    d’un devoir de mémoire, déambulent sur un char monumental. L’un « causeur-chanteur », l’autre « clown-muet », ils arpentent les routes pour raconter l’histoire oubliée des mourants formidables de la Commune de Paris de 1871.

Comment taire ? Comment dire ?

Face au phénomène d’effacement de l’histoire des vaincus par celle des vainqueurs, nombreux sont ceux qui ignorent jusqu’à l’existence de La Commune, révolution sociale éphémère et majeure suivie d’une guerre civile sanglante et républicaine.
En racontant l’histoire de la Commune de 1871, nous jouons avec l’histoire comme avec une argile rouge, pour bâtir de volatiles sculptures de mots, d’images et d’émotions.
Nous choisissons résolument l’Art comme véhicule de pensée, de rêve et de mémoire.
Notre écriture puise dans les poèmes et romans de Victor Hugo, les récits de Prosper Olivier Lissagaray, de Louise Michel, les discours d’André Léo, les extraits du Journal officiel de la Commune, les campagnes d’affiches de l’époque, les chansons d’Eugène Pottier, de Jean-Baptiste Clément, les caricatures et tableaux, les articles de presse de nombreux dessinateurs et journalistes… Nous donnons une place toute particulière à l’Archive, notamment prêtée par le Musée d’art et d’histoire de la Ville de Saint-Denis.
Notre geste s’inscrit dans celui de bateleurs et de saltimbanques contemporains errants sur des machines improbables. Ici, il s’agit d’un char baptisé Louise et son tracteur Michel fabriqués de toute pièce pour le spectacle. C’est notre boîte magique, notre boîte à musique autonome et itinérante, un jouet d’enfant de 12 mètres de long se déployant avec mât et nacelle à pédale, pleine de surprises, de rêves et d’artifices.